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Le Caucus de l’Iowa

Il est tard à Lille dans la nuit du 3 février, celle du Caucus de l’Iowa : comme à chaque période de primaires partisanes aux US, le petit état rural est une étape importante qui « annonce la couleur » pour les candidats. Qui sera en tête ? Y’aura-t-il des surprises ? Comme toujours dans le pays aux cinquante étoiles, le suspense est à son comble et tout le monde trépigne d’impatience -moi compris, dans mon lit, les yeux gonflés de fatigue devant mon ordinateur et mon verre d’eau. Puis les résultats n’arrivent pas : « ils comptent les votes à la main, rien de surprenant », me dis-je. Les journalistes américains, eux, ne sont pas du même avis : chaque quart d’heure qui passe, de nouveaux articles sortent et de nouveaux flashs infos plus ou moins contradictoires et perplexes font leur apparition sur les grandes chaînes d’information d’outre Atlantique. « What is happening in Iowa ? », demandent les présentateurs : je réponds alors à mon écran « I don’t know and I’m done for tonight » avant d’aller au lit, dans l’espoir que les trois heures de sommeil que j’ai encore de libre soient réparatrices.


Quand je sors de mon lit, deux heures plus tard, mon téléphone affiche une bonne douzaine de notification du Times et du Huffpost : commence alors une semaine remplie de rebondissements et de « Quoi ? » et « Ah », alors que le Caucase fait de la casse.


Premièrement, expliquons la situation : comme souvent au XXème siècle, tout commence avec un bug. Alors que tout le pays (ou plutôt toutes les newsrooms des Etats-Unis) attendent les résultats du Caucus -assez imprévisibles cette année, l’application mobile censée annoncer ces derniers dysfonctionne. « Tout va bien, juste un incident encombrant mais pas de catastrophe » se disent alors surement les officiels du parti. Ces derniers appellent alors le quartier général du Caucus, qui vont alors régler le problème. Sans vouloir approfondir plus, disons qu’eux aussi rencontrent un couac : « Okay, maybe it’s not fine all things considered » se disent alors les officiels.

Ce Caucus fût… disons complexe. Que nous parlions des résultats ou du processus, tout peut être résumé par « What » et « Oh ok then ». Que ce soit la chute fulgurante de Biden du haut des sondages à la quatrième place, ou que ce soit l’entrée en force de l’underdog Buttigieg dans l’arène… Le futur candidat qui fera place à Donald Trump est loin d’être un choix évident et la course est plus forte que jamais. Restez à l'affût des résultats du New Hampshire, qui -si tout se passe bien seront là dans la semaine et normalement seront sans énorme incident. A noter que durant la semaine trouble du 3 au 9 a eu lieu le grand débat des primaires, qui lui aussi à changé la dynamique des élections. Pour faire court : Klobuchar et Buttigieg on étés considérés comme plutôt convaincants, Sanders à démontré encore une fois qu’il est un orateur né en délivrant des répliques fortes, Biden était perdu et Warren aurait aimé parler un petit plus. Les élections de 2020 s’annoncent toujours plus fortes en émotions et en suspense, il ne manquerait honnêtement plus que la Chine et la Russie s’en mêlent…

Joris Poure

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